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23 sept. Film, Video--Telecharger Fais gaffe à la gaffe DVDRIP mammology.infoarger au cinema de la BD d'ANDRE FRANQUIN: GASTON LAGAFFE. FAIS. Gaston Lagaffe c'est aussi un film en Fais gaffe à la gaffe. Il n'a pas laissé de souvenirs impérissables dans les mémoires, mais il a existé. André Franquin (comic book "Gaston Lagaffe"), Paul Boujenah (adaptation) | 2 more () Marie-Anne Chazel and Roger Miremont in Fais gaffe à la gaffe! A teen film about an Italian punk forced to work with an innocent Jewish girl.

Nom: FAIS GAFFE A LAGAFFE FILM
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Franquin, doutant du fait qu'une bande-dessinée découpée en gags d'une planche ou deux puisse donner quelque-chose de convainquant au cinéma, ne put pourtant se résoudre à dire à ce jeune homme qu'il ne voulait pas voir son personnage dans un navet en devenir.

Devant l'"enthousiasme" de son interlocuteur, il coupa la poire en deux: oui à l'adaptation des gags mais pas des personnages, espérant, peut-être que personne ne ferait le rapprochement entre les protagonistes du film et ceux de la bande-dessinée. Las, les scénaristes ont bien évidemment tout fait pour rappeler les personnages de la BD, seuls les noms ont changé.

C'est ainsi que Gaston devient "G", Mademoiselle Jeanne "Pénelope", Prunelle devient "Prunus", Monsieur de Mesmaeker devient "Mercantilos" et il est devenu grec par-dessus le marché, et tant pis si son nom vient d'une racine latine et Monsieur Dupuis devient "Monsieur Dumoulin". Résultat des courses, avant même sa sortie personne n'était dupe et "Fais gaffe à la gaffe" fut présenté dans les journaux comme l'adaptation ciné de "Gaston".

Tout doute était même levé lorsque l'on fit la connaissance de celui qui était chargé de jouer l'anti-héros le plus célèbre du 9e art, Roger Mirmont qui est à Gaston Lagaffe ce que Jean-Pierre Talbot était à Tintin, un sosie parfait. Bluffant, non? Malheureusement, on ne peut pas dire que sa prestation soit à la hauteur de la ressemblance.

J'ignore si son but était de jouer un être lunaire perdu dans un monde qui n'était pas le sien, quoi qu'il en soit il donne l'impression d'être mal à l'aise, comme flottant dans un costume qu'il trouve trop grand pour lui. A sa décharge, il semble prendre de l'assurance au fur et à mesure des scènes et parvient à donner un peu de relief à des dialogues pourtant peu folichons. Malgré cela, ce n'est pas Roger Mirmont l'attraction principale de ce film ni même Marie-Anne Chazel qui, sans être inoubiable en Mademoiselle Jeanne, se débrouille pas trop mal.

Non, la vraie attraction du film, c'est Daniel Prévost qui joue un Prunelle encore plus exubérant que l'original! Pour les lecteurs les plus jeunes, sachez que Daniel Prévost n'est pas que ce monsieur qui prête sa voix aux pubs pour les magasins U, ce n'est pas non plus que ce présentateur facétieux qui rendit célèbre la ville de Montcuq dans un reportage que l'on passe trois fois par ans à la télévision.

Féru de poésie, passionné de philosophie au point d'avoir appelé son fils Sören en hommage au philosophe danois Sôren Kierkegaard, Daniel Prévost se rendit également célèbre pour ses appartitions dans diverses comédies des années 70 et du début des années 80, où il jouait les lèches-bottes hypocrites avec un talent rarement égalé.

Sa meilleure performance dans ce domaine reste son interprétation du rôle de Sylvestre Ringeard dans "Tout le Monde il est beau tout le monde il est gentils" de Jean Yanne. Daniel Prévost ne joue pas toujours en retenue et lorsqu'il cabotine, il le fait sans demi-mesures. Imaginez donc un Daniel Prévost cabotin à qui on a demandé de jouer un personnage de bande dessinée.

Fais gaffe a la gaffe, le film de 1981

Si votre vision ressemble à un yorshire sous acides, vous avez une idée de sa prestation ici. Daniel Prévost est en marche et plus rien ne peut l'arrêter!

Doté d'une équipe qui sait ce qu'elle fait, d'acteurs qui connaissent leur métier et bénéficiant a priori de l'indulgence du public tant l'exercice semble compliqué, "Fais gaffe à la gaffe" pêche néanmoins par certains endroit. Il est d'ailleurs un détail, minuscule, qui gâche un peu le plaisir. C'est que, hormis Daniel Prévost, on ne peut pas forcément dire que ce film soit drôle, ce qui, pour une comédie, fait un peu désordre.

Vous vous rappelez que Franquin avait autorisé Paul Boujenah à adapter les gags? Et bien si l'on retrouve bien dans les film des gags de la BD le monorail, la machine à cirer les chaussure, les contrats que personne n'arrive jamais à signer Ajoutons à cela que ces gags sont englués dans un scénario-maison qui n'est pas transcendant, jugez plutôt : Employé dans un magasin "Meuble 7", G, sorte de Grand Duduche trimballant constamment une malle d'où il sort tout un tas d'invention loufoques, comme la première Mary Poppins venue, se fait remarquer par des initiatives malheureuses, la dernière en date: il a bricolé le système d'ouverture automatique des portes qui se referment intempestivement sur les clients, donnant lieu à quelques gags désopilants ou sensés l'être.

Viré sur le champ, G retrouve assez rapidement du travail de façon pour le moins inhabituelle. Farfouillant à la recherche de quelque-chose dans sa boîte à gants, il emboutit l'arrière de la Rolls du célèbre éditeur Dumoulin. G n'ayant pas d'assurance, Dumoulin non seulement l'engage pour qu'il le rembourse mais va jusqu'à présenter comme son protégé un type qu'il ne connaissait pas dix minutes avant et qui n'a pour seul fait d'arme que de lui avoir détruit son pare-chocs.

Même Longtarin est de la partie. Dumoulin, toutefois, quand il n'embauche pas de parfaits inconnus littéralement récupérés sur le trottoir, a pas mal de travail, le principal en ce moment étant l'acquisition des droits d'adaptation en français des oeuvres de l'écrivain américain Joey McMac.

En attendant, Prunus doit finaliser la signature d'un contrat entre les éditions Dumoulin et l'homme d'affaire grec Mercantilos qui accepte de racheter tout leur stock d'invendus. Pourquoi prends-je du temps à préciser cela?

Seuls le tic-tac de l'horloge bi-centenaire de la cuisine et le cri-cri des cigales à l'extérieur indiquaient que le temps ne s'était pas figé. C'est ce jour là que je fis sa rencontre. Bravant les interdits de mes aînés, je pris la décision de monter dans le grenier.

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Comme le disait Rabelais "pour rendre une chose désirable, il suffit de l'interdire"; je ne connaissais pas Rabelais mais je savais déjà que braver les interdits était quelque-chose qui pouvait être grisant.

Voilà comment je me suis retrouvé, petit bonhomme de cinq ans, dans le grenier à foin, à ouvrir un à un des placards qui ne contenaient rien d'autre que des outils ou des affaires de plage.

Et puis vint le moment où j'ouvris un placard dont le contenu était différent des autres, c'était un placard rempli de bouquins. C'est là qu'il était, posé sur l'étagère du milieu, entre de vieux numéros de "Géo" que personne ne lirait et un puzzle de pièces que personne ne finirait jamais.

Autour de cet article

Il m'attendait avec son vieux pull vert informe, ses yeux lui donnant l'impression d'être constamment sur le point de s'endormir et ses espadrilles bleu électrique. Je ne savais pas encore lire mais j'appris assez rapidement qu'il s'appelait Gaston, que c'était un peu comme "Tintin" mais avec Tintin en moins et que d'ailleurs, quitte à lire des illustrés, je ferais bien de me contenter de lire "Tintin" ou "Lucky Luke", qui, eux, me donnaient le bon exemple.

En apprenant à lire je me plaît même à dire que j'ai appris à lire pour pour pouvoir lire des bandes-dessinées tout seul , j'ai assez vite compris ce que le personnage de Gaston était aux antipodes des héros sur lesquels on me demandait de calquer mon comportement. Gaston était mou, Gaston était bête, Gaston était paresseux, mais Gaston était aussi débrouillard et bricoleur.

En gros: il m'était sympathique. Je n'ai jamais cessé de lire Gaston Lagaffe, ce qui ne m'a jamais empêché de lire des livres sérieux, je vous rassure, mais j'ai toujours gardé en moi un goût certain pour la bande-dessinée et je n'ouvre jamais un album de Gaston sans entendre dans un coin de ma tête un adulte me dire "Ne lis pas ces trucs là, voyons, tu va finir par faire des bêtises!

C'est au détour de l'une de mes lectures, en l'occurrence "Et Franquin créa Lagaffe" de Numa Sadoul, que j'appris l'existence d'une chose que je pensait exister que dans mes rêves les plus fous. L'existence d'une adaptation cinématographique de Gaston.

Il a fallu que l'attende une diffusion à la télévision pour pouvoir enfin mettre fin a une quête qui avait duré de longues années, j'ai pu voir la bête Et, dans un sens, on va dire que cela valait le coup d'oeil.

Non, j'vois pas! N'ayant pas l'autorisation d'utiliser la bande-dessinée, il alla voir lui-même André Franquin pour lui demander s'il pouvait donner vie au héros-sans-emploi. Franquin, doutant du fait qu'une bande-dessinée découpée en gags d'une planche ou deux puisse donner quelque-chose de convainquant au cinéma, ne put pourtant se résoudre à dire à ce jeune homme qu'il ne voulait pas voir son personnage dans un navet en devenir.

Devant l'"enthousiasme" de son interlocuteur, il coupa la poire en deux: oui à l'adaptation des gags mais pas des personnages, espérant, peut-être que personne ne ferait le rapprochement entre les protagonistes du film et ceux de la bande-dessinée. Las, les scénaristes ont bien évidemment tout fait pour rappeler les personnages de la BD, seuls les noms ont changé.

C'est ainsi que Gaston devient "G", Mademoiselle Jeanne "Pénelope", Prunelle devient "Prunus", Monsieur de Mesmaeker devient "Mercantilos" et il est devenu grec par-dessus le marché, et tant pis si son nom vient d'une racine latine et Monsieur Dupuis devient "Monsieur Dumoulin".

Résultat des courses, avant même sa sortie personne n'était dupe et "Fais gaffe à la gaffe" fut présenté dans les journaux comme l'adaptation ciné de "Gaston".

Tout doute était même levé lorsque l'on fit la connaissance de celui qui était chargé de jouer l'anti-héros le plus célèbre du 9e art, Roger Mirmont qui est à Gaston Lagaffe ce que Jean-Pierre Talbot était à Tintin, un sosie parfait.

Bluffant, non?

Malheureusement, on ne peut pas dire que sa prestation soit à la hauteur de la ressemblance. J'ignore si son but était de jouer un être lunaire perdu dans un monde qui n'était pas le sien, quoi qu'il en soit il donne l'impression d'être mal à l'aise, comme flottant dans un costume qu'il trouve trop grand pour lui.

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A sa décharge, il semble prendre de l'assurance au fur et à mesure des scènes et parvient à donner un peu de relief à des dialogues pourtant peu folichons. Malgré cela, ce n'est pas Roger Mirmont l'attraction principale de ce film ni même Marie-Anne Chazel qui, sans être inoubiable en Mademoiselle Jeanne, se débrouille pas trop mal.

Non, la vraie attraction du film, c'est Daniel Prévost qui joue un Prunelle encore plus exubérant que l'original! Pour les lecteurs les plus jeunes, sachez que Daniel Prévost n'est pas que ce monsieur qui prête sa voix aux pubs pour les magasins U, ce n'est pas non plus que ce présentateur facétieux qui rendit célèbre la ville de Montcuq dans un reportage que l'on passe trois fois par ans à la télévision.